LXI. Les Athéniens ne tardèrent pas, de leur côté, à apprendre le soulèvement des villes. A la première nouvelle, et sur l’avis que les troupes commandées par Aristée étaient dans ces parages, ils envoyèrent contre les révoltés deux mille hoplites d’Athènes et quarante vaisseaux sous les ordres de Callias, fils de Calliadès, avec quatre collègues. Arrivés en Macédoine, ils trouvent le premier corps de mille hommes déjà mairie de Thermé et assiégeant Pydna. Ils placent eux-mêmes leur camp devant Pydna et continuent le siége. Mais ensuite, préoccupés de Potidée et de la présence d’Aristée, ils se voient forcés de conclure un accord avec Perdiccas et évacuent la Macédoine. Ils se dirigent alors vers Béræé En quittant Pydna, ils devaient, pour se rendre par terre à Potidée, faire le tour du golfe Thermaïque en longeant la côte et laisser Beræé sur la gauche. C’est pour cela que Thucydide dit ensuite χάχεΐθεν ίπιστρε'ψχντες ; après avoir trop incliné à l’ouest, ils reprennent leur route à l’est. La construction de cette phrase a fort embarrassé les traducteurs. Il suffit, pour lever toutes les difficultés, de remarquer que les mots πειράσχντες πρώτον του Χ .... doivent logiquement précéder κάχενΟεν ιπιστρέψχντες ; le mot πρώτον l’indique assez. ; mais, après avoir tenté inutilement une surprise contre cette ville, ils reviennent sur leurs pas et se rendent par terre à Potidée. Ils étaient trois mille hoplites athéniens, sans compter un grand nombre d’alliés et six cents cavaliers macédoniens sous la conduite de Philippe et de Pausanias. Soixante-dix vaisseaux longeaient en même temps la côte. Marchant à petites journées, ils arrivèrent le troisième jour à Gigone et y campèrent.