<TEI xmlns="http://www.tei-c.org/ns/1.0" xmlns:py="http://codespeak.net/lxml/objectify/pytype" py:pytype="TREE"><text><body><div type="translation" xml:lang="fre" n="urn:cts:greekLit:tlg0003.tlg001.1st1K-fre2"><div type="textpart" subtype="book" xml:base="urn:cts:greekLit:tlg0003.tlg001.1st1K-fre2" n="1"><div type="textpart" subtype="chapter" xml:base="urn:cts:greekLit:tlg0003.tlg001.1st1K-fre2:1" n="53"><p>LIII. I’ls prirent le parti de faire monter quelques hommes sur une barque, et de les envoyer, sans caducée<note xml:lang="fre" type="footnote">Envoyer un héraut, avec le caducée, c’eût été reconnaître qu’ils étaient en guerre avec les Athéniens. Le caducée consistait en un bâton droit, avec deux serpents enlacés, à partir des extrémités et en regard l’un de l’autre. Le bâton représentait, suivant le scoliaste de Thucydide, la droiture du discours, et les serpents, les deux armées en présence.</note>, sonder les dispositions des Athéniens. Voici le discours que tinrent en leur nom ces envoyés : « Il y a injustice de votre part, Athéniens, à commencer la guerre et à rompre le traité ; nous voulons tirer vengeance de nos ennemis, et vous y mettez obstacle en prenant les armes contre nous. Si votre intention est de nous empêcher de faire voile vers Corinthe, ou vers tout autre point qui nous conviendra, si vous rompez le traité, prenez-nous d’abord et traitez-nous en ennemis. » Ainsi parlèrent les envoyés.</p><p>Tous ceux des Corcyréens qui les entendirent s’écrièrent qu’il fallait sur-le-champ les arrêter et les mettre à mort ; mais les Athéniens leur firent cette réponse : « Péloponnésiens, nous n’avons ni commencé la guerre, ni rompu le traité : nous sommes seulement venus au secours des Corcyréens, nos alliés. Si donc vous voulez aller partout ailleurs, nous n’y mettons pas obstacle ; mais si vous attaquez Corcyre ou quelque place de sa dépendance, nous ne le souffrirons pas, autant qu’il dépendra de nous. »</p></div></div></div></body></text></TEI>