<TEI xmlns="http://www.tei-c.org/ns/1.0" xmlns:py="http://codespeak.net/lxml/objectify/pytype" py:pytype="TREE"><text><body><div type="translation" xml:lang="fre" n="urn:cts:greekLit:tlg0003.tlg001.1st1K-fre2"><div type="textpart" subtype="book" xml:base="urn:cts:greekLit:tlg0003.tlg001.1st1K-fre2" n="1"><div type="textpart" subtype="chapter" xml:base="urn:cts:greekLit:tlg0003.tlg001.1st1K-fre2:1" n="41"><p>XLI. « Tels sont les motifs légitimes que nous pouvons invoquer auprès de vous, d’après le droit public de la Grèce. Voici maintenant la grâce que nous vous demandons avec instance : Nous ne sommes ni vos ennemis, au point de vouloir vous nuire, ni assez vos amis pour exiger un service gratuit ; nous ne prétendons qu’à une seule chose, être payés par vous de retour : lorsque autrefois vous avez manqué de vaisseaux longs dans votre lutte contre les Eginètes, antérieurement à la guerre médique, vous en avez obtenu vingt des Corinthiens. Ce bon office et celui que nous vous avons rendu en empêchant les Péloponnésiens de secourir les Samiens, vous ont assuré la victoire sur Égine et la réduction de Samos. Nous vous avons rendu ces services dans un moment où les hommes, tout entiers à la poursuite de leurs ennemis, n’ont qu’une préoccupation, une seule pensée, celle de vaincre ; alors ils regardent comme ami quiconque les sert, fût-il auparavant leur ennemi ; comme ennemi quiconque les <pb n="v.1.p.43"/> entrave, fût-ce même leur ami ; car ils vont jusqu’à sacrifier leurs propres intérêts à la passion du moment.</p></div></div></div></body></text></TEI>