<TEI xmlns="http://www.tei-c.org/ns/1.0" xmlns:py="http://codespeak.net/lxml/objectify/pytype" py:pytype="TREE"><text><body><div type="translation" xml:lang="fre" n="urn:cts:greekLit:tlg0003.tlg001.1st1K-fre2"><div type="textpart" subtype="book" xml:base="urn:cts:greekLit:tlg0003.tlg001.1st1K-fre2" n="1"><div type="textpart" subtype="chapter" xml:base="urn:cts:greekLit:tlg0003.tlg001.1st1K-fre2:1" n="38"><p>XXXVIII. Mais telle n’a été leur conduite ni envers les autres ni à notre égard : colonie de Corinthe, ils se sont de tout temps montrés rebelles ; et maintenant ils nous font la guerre, sous prétexte qu’ils n’ont pas été envoyés pour être maltraités. Et nous aussi nous prétendons n’avoir pas fondé une colonie pour en recevoir des offenses, mais pour lui commander et obtenir d’elle les égards qui nous sont dus. Les autres colonies nous honorent ; les colons nous chérissent ; entourés de <pb n="v.1.p.40"/> l’affection du plus grand nombre, nous déplaisons à eux seuls ; d’où il suit évidemment qu’il doit y avoir de leur faute, et que ce n’est pas sans raison, sans avoir à venger de graves outrages, que nous leur faisons la guerre. Eussions-nous tort, il eût été beau pour eux de céder à notre colère ; la honte serait à nous si, malgré leur modération, nous nous fussions abandonnés à la violence. Loin de là, insolents eux-mêmes et gonflés de leurs richesses, ils se sont portés envers nous à de nombreux outrages, particulièrement à propos d’Épi- damne : lorsque cette ville, qui nous appartient, était en proie aux horreurs de la guerre, ils n’intervinrent pas ; puis, quand nous sommes venus la secourir, ils s’en sont emparés et la retiennent de vive force.</p></div></div></div></body></text></TEI>