<TEI xmlns="http://www.tei-c.org/ns/1.0" xmlns:py="http://codespeak.net/lxml/objectify/pytype" py:pytype="TREE"><text><body><div type="translation" xml:lang="fre" n="urn:cts:greekLit:tlg0003.tlg001.1st1K-fre2"><div type="textpart" subtype="book" xml:base="urn:cts:greekLit:tlg0003.tlg001.1st1K-fre2" n="1"><div type="textpart" subtype="chapter" xml:base="urn:cts:greekLit:tlg0003.tlg001.1st1K-fre2:1" n="34"><p>XXXIV. « S’ils prétendent qu’il y a injustice de votre part à accueillir leurs colons, qu’ils sachent que toute colonie honore sa métropole quand elle en est bien <pb n="v.1.p.36"/> traitée ; mais qu’autrement elle s’en détache. Car les colons, en quittant la mère patrie, restent les égaux et non les esclaves de ceux qui demeurent. Leur injustice à notre égard est évidente : invités à mettre en arbitrage nos différends au sujet d’Épidamne, ils ont, pour soutenir leurs prétentions, préféré les armes au droit. Apprenez de leur conduite envers nous, qui leur sommes unis par la communauté d’origine, à ne point vous laisser aller à leurs séductions, à ne pas céder trop précipitamment à leurs priers ; car c’est en se préservant par-dessus tout du regret d’avoir servi ses adversaires qu’on assure d’une manière durable sa propre tranquillité.</p></div></div></div></body></text></TEI>