<TEI xmlns="http://www.tei-c.org/ns/1.0" xmlns:py="http://codespeak.net/lxml/objectify/pytype" py:pytype="TREE"><text><body><div type="translation" xml:lang="fre" n="urn:cts:greekLit:tlg0003.tlg001.1st1K-fre2"><div type="textpart" subtype="book" xml:base="urn:cts:greekLit:tlg0003.tlg001.1st1K-fre2" n="1"><div type="textpart" subtype="chapter" xml:base="urn:cts:greekLit:tlg0003.tlg001.1st1K-fre2:1" n="21"><p>XXI. Néanmoins on ne se trompera guère en <pb n="v.1.p.23"/> admettant, sur les preuves que j’ai alléguées, que les événe- ments dont j’ai présenté l’esquisse sont tels que je l’ai dit ; à moins qu’on n’aime mieux accepter les récits pompeux des poëtes qui ont exagéré et embelli les faits, ou les discours arrangés des historiens, plus préoccupés de flatter l’oreille que de suivre la vérité<note xml:lang="fre" type="footnote">Thucydide fait ici allusion à Hérodote, sans le nommer. Il laisse rarement échapper l’occasion d’attaquer ce grand historien, dont le génie poétique et brillant contrastait avec l’esprit rigoureux et positif de Thucydide. C’est à Hérodote (<hi rend="smallcap">vi</hi>, 57) qu’est empruntée la tradition sur le double suffrage des rois de Lacédémone et celle relative à la cohorte Pitanate (<hi rend="smallcap">ix</hi>, 53).</note> en racontant des événements pour lesquels les preuves manquent, et qui, pour la plupart, effacés par le temps, sans valeur historique, ont pris rang parmi les faits mythologiques. On peut donc croire que les résultats de mes investigations, appuyées sur des témoignages aussi incontestables que possible lorsqu’il s’agit de faits anciens, ont une suffisante autorité.</p><p>Que l’on juge par les faits la guerre actuelle, et, malgré la tendance qu’ont les hommes à croire toujours que la guerre dans laquelle ils sont engagés est la plus importante de toutes, puis, quand elle est finie, à admirer davantage les exploits antérieurs, on verra clairement que celle-ci l’emporte sur celles qui ont précédé.</p></div></div></div></body></text></TEI>