<TEI xmlns="http://www.tei-c.org/ns/1.0" xmlns:py="http://codespeak.net/lxml/objectify/pytype" py:pytype="TREE"><text><body><div type="translation" xml:lang="fre" n="urn:cts:greekLit:tlg0003.tlg001.1st1K-fre2"><div type="textpart" subtype="book" xml:base="urn:cts:greekLit:tlg0003.tlg001.1st1K-fre2" n="1"><div type="textpart" subtype="chapter" xml:base="urn:cts:greekLit:tlg0003.tlg001.1st1K-fre2:1" n="19"><p>XIX. Les Lacédémoniens n’exigeaient aucun tribut des alliés soumis à leur autorité<note xml:lang="fre" type="footnote">Les conditions imposées par les Lacédémoniens aux peuples alliés étaient assez douces ; toutes les villes alliées restaient libres et autonomes ; elles ne payaient aucun tribut ; seulement dans les circonstances graves, et pour la défense des intérêts communs, elles fournissaient une contribution déterminée. Tous les alliés avaient également droit de suffrage ; les questions étaient décidées à la majorité. C’est ainsi que la guerre du Péloponnèse fut résolue, à Sparte, dans une assemblée de tous les confédérés. Les procès entre particuliers étaient réglés suivant les lois du lieu où ils avaient pris naissance ; entre Etats différents, par des arbitres. Les Lacédémoniens s'étaient réservé la convocation et la présidence des assemblées ; ils faisaient exécuter les résolu- tions prises en commun, réglaient les contingents des autres villes en hommes, vivres, munitions, fixaient les contributions en argent, etc. —Thucydide a signalé (liv. <hi rend="smallcap">i</hi>, 141 ) les vices de cette organisation.</note> ; ils s’attachaient seu- lement à leur faire adopter, dans l’intérêt de leur <pb n="v.1.p.21"/> politique personnelle, le gouvernement oligarchique. Les Athéniens, au contraire, s’étaient emparés des vaisseaux de tous les autres États, excepté Chio et Lesbos, et avaient imposé partout un tribut en argent. Aussi, dans la guerre actuelle, purent-ils faire, réduits à leurs seules ressources, des armements plus considérables qu’à l’époque où, entourés de leurs alliés, ils étaient dans tout l’éclat de leur puissance<note xml:lang="fre" type="footnote">Thucydide fait ici allusion à l’époque où les Athéniens furent investis du commandement contre les Perses, après la retraite des Lacédémoniens. L’autorité d’Athènes sur ses alliés avait d’abord été renfermée dans les mêmes limites que celle des Lacédémoniens : assemblées générales des alliés à Delos ; délibération en commun ; contribution de guerre, consacrée exclusivement à la défense commune ; mais bientôt les Athéniens, en divisant les alliés, en attaquant d’abord les plus faibles, les soumirent successivement, imposèrent partout leurs propres lois, excitèrent la jalousie du peuple contre les grands, implantèrent la démocratie de vive force, et, à la faveur des troubles qu’ils excitaient, imposèrent partout de lourds tributs. Au commencement de la guerre du Péloponnèse, les seuls de leurs alliés qui eussent conservé leur indépendance étaient les Platéens, les Messénicns de Naupaete, les habitants de Chio et de Lesbos.</note>.</p></div></div></div></body></text></TEI>